Piégés par l’auto-stoppeur qu’ils voulaient aider : une mère et son fils violemment poignardés
Une violente altercation sur une avenue de Saint-Mathieu-de-Tréviers, au nord de Montpellier, a basculé dans le drame le 15 septembre. Une mère et son fils affirment avoir été victimes d’une agression au couteau par un auto-stoppeur. Mais l’enquête révèle une version totalement contradictoire du suspect, également connu de la justice.
Une agression brutale en pleine après-midi
Les faits se sont produits vers 16 h 30 sur l’avenue qui traverse la commune de Saint-Mathieu-de-Tréviers. Une mère et son fils de 20 ans ont pris en voiture un homme faisant du stop, sans imaginer que ce trajet tournerait au cauchemar.
Selon la conductrice, tout s’est envenimé après une simple remarque de son fils. L’auto-stoppeur aurait alors sorti un couteau et tenté de les poignarder. La panique s’est emparée des deux passagers qui ont tenté de fuir.
Dans l’affolement, la mère a calé son véhicule. C’est à ce moment que l’homme aurait frappé à plusieurs reprises avec son arme blanche. Le jeune homme a été touché aux jambes et visé au niveau du cou.
Des blessures graves et une ITT conséquente
Le bilan médical fait état de blessures sérieuses pour les deux victimes présumées. La mère a été atteinte à un tendon de l’avant-bras, tandis que son fils a été blessé aux doigts.
Les médecins ont dû poser dix points de suture à la conductrice, qui s’est vu prescrire une incapacité totale de travail (ITT) de 30 jours. Son fils écope quant à lui d’une ITT de 21 jours.
Le suspect livre une tout autre version
Interpellé peu après les événements, l’homme mis en cause livre un récit diamétralement opposé. Déjà connu des services de gendarmerie, il affirme s’être défendu avec une béquille.
Selon lui, c’est le fils de la conductrice qui aurait dégainé un couteau en premier. Une affirmation qui complique singulièrement l’enquête, d’autant que le jeune homme est lui aussi connu des forces de l’ordre.
Une arme blanche au cœur de l’investigation
Les enquêteurs doivent désormais déterminer à qui appartient réellement le couteau. Des analyses sont en cours pour identifier qui a manipulé l’arme lors de l’altercation.
Un témoin oculaire a pu confirmer avoir vu des coups de béquille portés, mais n’a pas été en mesure d’attester de l’utilisation du couteau. Ce témoignage partiel ne permet pas encore de trancher entre les deux versions.
La remise en liberté qui inquiète
Domicilié dans une commune voisine de Saint-Mathieu-de-Tréviers, le suspect a été remis en liberté après son audition. Cette décision a provoqué l’inquiétude légitime des victimes présumées.
L’enquête se poursuit pour faire toute la lumière sur ce qui s’est réellement passé ce jour-là. Les résultats des analyses médico-légales seront déterminants pour établir les responsabilités de chacun dans cette affaire trouble.

